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L'ACTUALITE D'ENFANCE ET PARTAGE
 
 

27 SEPTEMBRE 2005
JOURNEE NATIONALE DE L'ENFANCE MALTRAITEE

Aujourd'hui en France 89 000 enfants sont encore en danger de maltraitance !

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Enfance et Partage ne bénéficie que de très peu de subventions et ne peut mener à bien ses actions que grâce au soutien financier de personnes et entreprises sensibles à la cause des enfants. Chaque contribution financière, quelle qu'elle soit, permet à l'association de poursuivre sa mission de protection et de défense des enfants victimes de maltraitance.
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27 septembre, journée nationale de l’enfance maltraitée

Cette journée a été instituée par la circulaire du 3 mai 1995, en application de la loi du 10 juillet 1989, loi sur la protection de l'enfance. (Loi relative à la prévention des mauvais traitements à l'égard des mineurs et à la protection de l'enfance.)
Elle fixe la date de la Journée Nationale de l'Enfance Maltraitée au dernier mardi du mois de septembre.

En 2005, cette journée a une résonance toute particulière, l'année ayant été marquée par plusieurs procès retentissants : Angers, Outreau, Drancy et le procès Lefort. Procès dans lesquels, Enfance et Partage s'est constitué partie civile, comme à chaque fois que la situation des enfants le nécessite.

Ces procès exceptionnels, par l'importance du nombre de victimes, par la monstruosité des actes commis et par les personnalités des accusés, ont permis d'attirer l'attention de tous sur la difficulté de protéger les enfants dans notre société et sur les limites de notre système de protection de l'enfance.

Selon l'ONED (l'Observatoire National de l'Enfance en Danger) qui vient de rendre public son premier rapport annuel, le nombre d'enfants suivis par l'ensemble des services de protection de l'enfance s'élèverait à 235 000 enfants soit 1.7% des mineurs.

Malgré l'importance des mesures existantes et le nombre conséquent d'enfants qui en bénéficient, les cas d'enfants en danger progressent régulièrement : 89 000 enfants en danger ont été signalés en 2003 selon l'ODAS (Observatoire national De l'Action Sociale décentralisée). Ils étaient 86 000 en 2002.

Rappelons que ces chiffres ne tiennent pas compte de tous les enfants en danger qui n'ont pas été signalés. Ils sont donc malheureusement très inférieurs à la réalité.

"APPEL A TEMOIN"

Pour sensibiliser le grand public et mobiliser les médias autour de la cause des enfants, Enfance et Partage lance, à l'occasion de la Journée Nationale de l'Enfance Maltraitée, une campagne de street-marketing et de marketing viral.

Cette campagne a été conçue par l'agence Léo Burnett et a pour objectif de faire circuler le plus largement possible, sur internet, un spot publicitaire intitulé " le dîner ". Ce spot, initialement prévu pour le cinéma, a malheureusement été interdit par le BVP et, de ce fait, n'a pu être diffusé.

Des petites annonces ont été collées, par des bénévoles, dans toutes les régions de France ainsi que dans les rues de la capitale. Ce sont des petites annonces prêtes à découper, comme en trouve dans les boulangeries ou les commerces de proximité. Là il ne s'agit pas de cours de maths ou d'offre d'emploi mais d'un " appel à témoin " pour un événement qui se serait passé la semaine du 10 au 17 septembre. L'annonce renvoie le public au site Internet appel-a-temoin où est, en réalité, diffusé le film " le Dîner ".

La campagne

Afin que le combat d'Enfance et Partage soit vu, entendu et relayé par le plus grand nombre de personnes, Leo Burnett lance une campagne forte et ambitieuse qui s'adresse à tous : les parents maltraitants, les enfants maltraités et le grand public. Un dispositif qui comprend 2 films, l'un en télévision, l'autre en cinéma et une campagne print : presse et affichage. Ainsi, l'agence propose une exécution créative différente suivant le média choisi afin d'avoir des niveaux de discours différents, qui tiennent compte de la disposition de la cible :

  • La télévision : s'adressant à un public familial, il convenait que le film soit accessible à tous sans provoquer de rejet. Le film " Le Chat ", consensuel et chargé d'émotion va permettre de provoquer un débat social sur la maltraitance et la dénoncer : Voir la video

  • Le cinéma : c'est un média qui crée une relation privilégiée avec la cible et peut ainsi aller plus loin dans le traitement de la maltraitance. Ici, le film peut se permettre de brusquer, voire choquer la cible : " Le dîner " est un film fort qui montre la réalité de la maltraitance. Il est destiné à provoquer une prise de conscience individuelle quant à la violence subie par les enfants. Voir la video

  • Le print (presse et affichage) va permettre de cibler un large public. La campagne, forte et pudique, suggère la maltraitance quotidienne en montrant des objets anodins pour chacun, mais objets de torture pour les enfants maltraités : une armoire (enfermement), un fer à repasser (brûlures), un radiateur (attachement), un oreiller (sévices sexuels) avec le numéro Vert.

Cette campagne d'envergure a nécessité la bonne volonté de chacun des intervenants qui ont tous travaillé gracieusement. Le plan média sera fonction de l'espace qui sera mis gracieusement à disposition de l'association.