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DE DUTROUX A OUTREAU : ITINERAIRE D’UNE PAROLE EN DANGER
La parole de l’enfant victime de maltraitance ou d’abus sexuels de toutes sortes est longtemps restée dans l’ombre, dans le non-dit, et donc, dans le non jugé, et ceci à cause de différents facteurs tenants simultanément à la méconnaissance de l’ampleur du phénomène criminel mettant en jeu les enfants abusés sexuellement et l’incapacité de nos sociétés occidentales à clairement admettre et appréhender, sans craintes ni tabous, mais avec lucidité et compétence, les moyens nécessaires à mettre en œuvre pour le combattre.
Le paroxysme de l’incurie policière, judiciaire, médicale en matière de non prise en considération de ce phénomène a semblé atteint à l’occasion de la tristement célèbre « Affaire Dutroux » à l’occasion de laquelle la société civile se rendait compte, un peu tard, sur le compte de plusieurs cadavres d’enfants, rétrospectivement évitables avec un minimum de compétence, que nous demeurions, en réalité, à l’âge de pierre en ces matières.
Une marche blanche plus loin, des pouvoirs publics tétanisés se tournaient alors entre autre, vers tout ce que la société civile semblait recéler de plus expérimenté en matière de prise en considération de la parole de l’enfant :
Pédopsychiatres reconnus,
- Associations diverses s’occupant de l’enfance maltraitée,
- Services sociaux jusque là non consultés etc.
et mettaient en place un certain nombre de réformes nécessaires tout en approfondissant celles déjà entreprises.
Ainsi, l’affaire Dutroux était globalement le facteur déclenchant d’une prise de conscience collective de l’ampleur du phénomène criminel mettant en scène les enfants en qualité de victimes de viols, agressions sexuelles, séquestrations, tortures, prostitutions, etc.
Grâce à cette affaire, un nouvel arsenal était mis en place, s’ajoutant à celui déjà existant et permettant un recueil plus compétent et donc, plus efficace, de la parole de l’enfant victime :
- Procédure MELANIE avec obligation de filmer les enfants victimes, afin de leur éviter le véritable chemin de croix que représentent les auditions successives devant les services de police, les psychologues, les Juges d’instruction, les avocats, le Juge pour enfants, le tribunal ou la cour d’assises…
- Présence de pédopsychiatres spécialement formés, au moment de l’audition et susceptibles d’évaluer d’une part, la crédibilité des dires de l’enfant et d’autre part, les conséquences prévisibles sur leur psychisme des faits subis.
- Création, renforcement et formations spécifiques des brigades de mineurs recrutées sur la base du volontariat.
- Création de lieux d’accueil pour les enfants.
Au fur et à mesure que l’on avançait dans la connaissance de cette parole, de nombreuses réformes s’avéraient nécessaires, notamment législatives, effectuées en concertation, ou à l’initiative, et en toute hypothèse, avec la collaboration des éléments de la société civile qui paraissaient les plus expérimentés, notamment avec l’aide des associations comme Enfance et Partage militant sur le front et en faveur de l’enfance maltraitée depuis de nombreuses années.
Ainsi, la nécessité de :
- Créer des maisons des enfants,
- Allonger les prescriptions en matière de délinquance sexuelle,
- Recourir plus fréquemment à la désignation d’administrateurs ad hoc,
- Créer un numéro vert d’aide aux victimes,
- Créer des chambres d’appels correctionnelles spécialisées dans le traitement de la délinquance sexuelle intéressant notamment les mineurs …
- Mettre en place des formations spécifiques pour les assistantes sociales, psychiatres, enseignants… afin d’une part, de mieux combattre le phénomène de la pédophilie en le réprimant et, d’autre part, de mieux le traiter en tentant de réduire un taux de récidive particulièrement alarmant.
Certes, on voyait apparaître quelques fausses accusations d’agressions sexuelles de type incestueux dénoncés la plupart du temps par des mères peu regardantes sur les moyens mis en œuvre pour éliminer définitivement un père devenu, selon elles, trop encombrant dans le cadre de procédures de divorces très conflictuelles dont les enfants étaient, entre autre, l’enjeu et surtout les victimes.
La vive émotion provoquée par l’affaire Dutroux ayant induit quelques mises en examen peut-être hâtives, une fois retombée, l’ensemble des acteurs et intervenants judiciaires au sens large (policiers, juges, avocats, assistantes sociales, psychiatres, représentants des associations recueillant la parole de l’enfant…) semblait avancer sereinement sur la voie, toujours difficile, parce que toujours susceptible d’erreurs, de la prise en compte efficace et responsable de la parole de l’enfant victime.
La passion, et avec elle, ses compagnons habituels que sont la caricature, l’exagération, le mensonge et l’outrance, reviennent aujourd’hui avec force dans l’actualité à la lumière de ce qu’il convient désormais d’appeler, malgré sa triste banalité, l’affaire d’Outreau.
Véritable séisme judiciaire comme le fut l’affaire Dutroux, cette procédure exemplaire en ce qu’elle a permis de stigmatiser les errements successifs de l’ensemble de ses intervenants (magistrats, policiers, avocats, journalistes, mis en examen, enfants victimes ou faussement victimes) suscite de nombreuses interrogations, nécessaires et légitimes, mais semble également provoquer dans l’opinion publique des réactions dues à l’émotion, la colère ou l’indignation qui sont, on le sait, toujours mauvaises conseillères…
L’on entend déjà dans les salles des pas perdus, à la sortie des prétoires, dans les commissariats, dans les cabinets d’instructions, au cours de plaidoiries de la défense, lors des réquisitions du Parquet, les effets douteux, voire détestables, des graves manquements mis à jour à l’occasion du procès de Saint-Omer :
- « La parole de l’enfant, même de plusieurs enfants victimes ne saurait plus suffire à asseoir une condamnation quelle qu’elle soit …».
- « Il faudrait désormais nécessairement y ajouter des preuves matérielles irréfutables, autre que l’aveu du mis en cause lui-même, puisque, on l’a vu avec l’affaire d’Outreau, des innocents ont avoué des crimes qu’ils n’avaient pas commis… ».
- « Chassons les psychologues et autres psychiatres désormais définitivement décrédibilisés en l’état des déclarations faites à l’occasion de cette même procédure… ».
- « Haro sur les diverses associations dont le but est de promouvoir le respect et la prise en compte sereine et compétente de la parole de l’enfant victime… ».
- « Dehors les assistantes sociales désormais trop aveuglées par une promiscuité coupable avec les victimes… ».
- « Supprimons, purement et simplement, le Juge d’instruction…» tant il est vrai que celui qui vient d’acquérir, bien malgré lui, une encombrante célébrité, semble avoir cristallisé sur sa personne et, par ricochet, sur sa fonction elle-même, toutes les amertumes souvent légitimes ainsi que les déchaînements les plus équivoques.
Il faudrait donc des coupables, des sanctions, et de l’action rapide, sur le coup de l’émotion et dans la précipitation la plus grande…
L’affaire d’Outreau peut-elle justifier le grave retour en arrière annoncé et la remise en cause de l'ensemble des avancées patiemment acquises, grâce aux associations comme Enfance et Partage et à l’intervention des professionnels prenant en compte la parole de l’enfant ?
Est-il, de fait, interdit d’être intelligent et doit-on toujours céder aux émotions et à la passion plutôt que s’en remettre à la raison ?
Va-t-on saisir l’occasion unique qui nous est donnée pour, à la lumière de l’affaire d’Outreau, et grâce à elle, prendre en compte l’ensemble des dysfonctionnements qu’elle a révélés pour améliorer notre système judiciaire sans pour autant, comme l’annonce et le souhaitent certains, en profiter pour remettre en cause les progrès faits ces dix dernières années pour la défense des enfants victimes.
Pas plus que l’affaire Dutroux ne pouvait justifier une prise en compte systématique et sans discussion de la parole de l’enfant qui peut être, à l’occasion, manipulée, l’affaire d’Outreau ne saurait aujourd’hui conduire à une mise à l’écart automatique et sans discussions non plus, de la même parole, et avec elle, de l’ensemble des intervenants sociaux et judiciaires qui la recueillent avec conscience et compétence.
Aucun professionnel sérieux n’ose imaginer un tel retour en arrière qui serait synonyme d’une régression grave des droits des enfants et contraindrait ces derniers à perdre toutes les protections dont ils bénéficient et laisserait en définitive le champ libre à l’action impunie des pédophiles, vraisemblablement trop heureux de cette aubaine.
Il nous faudra alors peut être attendre à nouveau une dizaine d’années et la découverte des corps sans vie de deux fillettes, utilisées sexuellement puis assassinées dans une cave, pour que l’on se rende compte, grâce aux fichiers des délinquants sexuels mis en place depuis peu (un autre progrès) que le propriétaire de ladite cave avait été entendu à trois reprises pour des faits d’agressions sexuelles dénoncés par trois victimes différentes, à des moments différents et en des lieux différents, mais que ces victimes n’ayant, à l’époque, que leur parole à offrir comme preuve, un Procureur, dorénavant trop prudent, à l’appui d’une expertise établie par un psychiatre désormais trop frileux, avait classé sans suite ces plaintes pour « manque de preuves », la parole des victimes ne pouvant ni suffire, ni justifier aucune investigation supplémentaire…
Est-il vraiment nécessaire d’en arriver là ?
Est-il interdit de souhaiter faire l’économie, si cela est possible, d’autant de douleurs ? N’est-il pas plus décent et plus digne, ne serait-ce que vis-à-vis des enfants eux-mêmes, de saisir l’occasion donnée par Outreau, d’accomplir des progrès plutôt que de régresser en se laissant aller à nos passions ?
L’occasion est aiguë comme le tranchant du rasoir, elle court sur la pointe des pieds… Saisissons-là aujourd’hui, puisqu’elle nous est donnée, mais de grâce, qu’il soit permis d’espérer que nous allons la saisir afin de nous diriger vers un progrès. Même si cette voie est difficile, c’est la seule que nos enfants attendent que nous prenions et notre devoir est celui d’être digne de cet espoir.
Maître Joanny Moulin
Avocat au Barreau de Marseille
Avocat d’Enfance et Partage
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Cour d'assises
d'Angers, ouverture le 3 mars d'un procès : 66 personnes
comparaîtront pour viols aggravés, abus sexuels
et prostitution sur 45 enfants
Après
une enquête et une instruction de deux ans, la cour d'assises
du Maine-et-Loire a vu s'ouvrir le plus grand procès de
pédophilie jamais organisé en France.
Prévu
sur 4 mois, ce procès fait comparaître 66 personnes,
dont 27 sont des femmes et la plupart parents des victimes. Ils
sont poursuivis pour viols, agressions sexuelles et corruption
de mineurs de quinze ans, ainsi que pour proxénétisme
aggravé commis en bande organisée, entre juin 1999
et février 2002. Les enfants, 45 garçons et filles,
étaient âgés de quelques mois à 14
ans au moment des faits.
Les chefs
d'accusation :
· Proxénétisme aggravé commis en bande
organisée
· Viols
· Agressions sexuelles
· Corruption de mineurs de quinze ans
· Non dénonciations de crimes
Enfance et
Partage s'est constitué partie civile à ce procès
et sera représentée par Maître Philippe COSNARD.
Compte tenu
de la longueur du procès, les avocats représentant
les trois associations de protection de l'Enfance qui sont parties
civiles se sont organisés pour, à tour de rôle,
assurer une présence quotidienne à l'audience et
être le porte parole des trois associations devant les medias.
Enfance
et Partage Partie Civile
Au vu du caractère
exceptionnel de ce procès - l'un des chefs d'accusation
étant proxénétisme aggravé commis
en bande organisée - Enfance et Partage, à l'évidence,
ne pouvait que se constituer partie civile pour la défense
des Droits de l'Enfant.
La présence
de notre association au sein des tribunaux, tout au long de la
procédure, nous permet, en effet, d'apporter notre soutien
inconditionnel aux enfants victimes. Ce qui est d'autant plus
important dans ce procès qu'ils sont tous représentés
par des administrateurs ad hoc et non par leurs parents qui font
eux-mêmes partie des accusés.
Parallèlement
aux conseils et au soutien juridique qu'elle apporte aux victimes,
Enfance et Partage entend mettre l'accent sur l'aspect humain
de sa démarche et de sa présence sur le terrain,
en tant que porte parole de l'enfance maltraitée. Il faut
rompre l'isolement des victimes et relayer la parole fragile de
l'enfant, en tout indépendance.
A l'issue
du procès, Enfance et Partage demandera 1 euro symbolique
de dommages et intérêts.
Une ligne de conduite commune
A l'initiative
d'Enfance et Partage, une ligne de conduite commune a été
établie pour les trois associations de protection de l'enfance
qui se sont constituées partie civile à ce procès
(L'Enfant Bleu, Enfance Majuscule et Enfance et Partage) dans
le souci d'améliorer la communication et d'offrir une information
complète et fiable aux médias.
Un planning
de présence par roulements des avocats tout au long du
procès a été décidé ainsi qu'une
homogénéisation de la communication par l'adoption
d'un discours commun et la mise en place commune de points-presse
destinés aux journalistes.
Des mesures
exceptionnelles pour un procès exceptionnel
Un dispositif
exceptionnel a été mis en place par le gouvernement
pour ce procès à caractère exceptionnel :
· Une
salle spéciale de 760 m² a été construite
pour juger les 66 accusés et accueillir les 45 victimes
et les 75 avocats.
· Les
audiences ont l'après-midi de 13h30 à 19h, afin
faciliter les transferts des accusés détenus, orchestrés
par un poste de commandement central comptant une quarantaine
de policiers et gendarmes assistés d'une compagnie de CRS.
· Les
17 jurés disposeront d'un soutien psychologique, davantage
de magistrats (6 au lieu de 4 habituellement) ont été
prévus et un magistrat " communication " est
spécifiquement chargé des relations avec les journalistes.
· Les
45 victimes, placées pendant toute la durée du procès
dans des structures d'accueil, sont représentées
par quatre avocats désignés par la Direction du
Développement Social et de la Solidarité du Maine-et-Loire.
· Deux
ans d'instruction ont été nécessaires, assurés
par la brigade des mineurs d'Angers, 6 enquêteurs, 3 officiers
et menés par 2 magistrats. Les auditions des enfants ont
été enregistrées et filmées conformément
à la loi ; les expertises des victimes et des accusés
réalisées ou doublées par des médecins
et psychologues n'exerçant pas dans le Maine-et-Loire.
· Les
délibérations devant durer au moins une semaine,
les jurés et les magistrats s'isoleront dans une caserne
militaire, sans contact avec l'extérieur, ni téléphone,
sans accès aux médias.
· Vigilance
Pédophile : cette cellule a été mise en place
par le conseil général et le parquet d'Angers, pour
faciliter les échanges d'information entre les services
judiciaires et les partenaires sociaux dans le but de prévenir
les situations à risques et d'établir un suivi plus
efficace des délinquants sexuels. Le CHU d'Angers a parallèlement
mis en place une unité spécialisée pour recueillir
la parole de l'enfant maltraité et abusé dans un
lieu unique et sécurisant.
Enfants
des rues en Afrique, enfants maltraités en France,
tous les enfants doivent être défendus de la
même façon
François
Lefort des Ylouses sera jugé devant la Cour d'Assises
de Nanterre du 6 au 21 juin 2005, (début du procès
à 9H30). Ce prêtre médecin français
est accusé d'avoir violé six enfants sénégalais.
Personnalité bien connue, en France et en Afrique, de
ceux qui s'investissent dans la cause des enfants, François
Lefort est mis en accusation devant la cour d'Assises de Nanterre
pour des faits datant de 1994 et 1995, se déroulant au
Sénégal et en France. François Lefort est
accusé de " viols, tentatives de viols sur mineurs
de 15 ans par personne ayant autorité ainsi que d'agressions
sexuelles sur mineurs de 15 ans par personnes ayant autorité
et tentatives de corruption de mineurs ". Les enfants, alors
âgés de 12 à 16 ans au moment des faits, étaient
pensionnaires dans un foyer de réinsertion sociale pour
les enfants de la rue à Rufisque (environs de Dakar).
François Lefort intervenait dans ce foyer dans le cadre
de diverses activités humanitaires. Il emmenait notamment
les enfants en France afin de les faire témoigner dans
le cadre de rencontres internationales. ENFANCE ET PARTAGE s'est
constituée partie civile dans ce procès et sera
représentée par Maître Rodolphe Costantino,
Avocat au barreau de Paris.
Pour
défendre la mémoire d’un enfant victime
de torture et de barbarie, Enfance et Partage se constituera
partie civile devant la cour d’Assises de Strasbourg
Pour défendre la mémoire d’un enfant victime
de torture et de barbarie et pour dénoncer les faiblesses
de notre système de protection de l’enfance, Enfance
et Partage se constituera partie civile devant la cour d’Assises
de Strasbourg qui aura à juger la famille (du 19 au 27
janvier 2006).
Le 19 janvier 2006, ouverture du procès à Strasbourg
: les parents, la grand-mère et l’oncle seront jugés
devant la cour d’Assises pour « actes de tortures
et barbarie sur un mineur de quinze ans, avec cette circonstance
que les faits ont entraîné la mort sans l’intention
de la donner ».
En août 2003, le SAMU, appelé par les parents sous
prétexte d’une chute dans l’escalier, découvre à leur
domicile, un petit garçon âgé de 9 ans, inanimé.
Nicolas décèdera quelques minutes après
son admission au CHU et les médecins constatent que le
corps et le visage de l’enfant sont couverts de traces
de coups et de nombreux hématomes. L’enquête,
menée par la brigade des mineurs, a permis d’établir
que la petite victime a subi un véritable calvaire.
Représentée par Maître Monique Sultan, Enfance
et Partage, sera présente en tant que partie civile lors
de ce procès, pour défendre la mémoire de
l’enfant et afin de dénoncer les faiblesses de notre
système de protection de l’enfance.
En France, aujourd’hui,
le nombre d’enfants maltraités progresse, et plus
particulièrement celui des enfants victimes de violences
physiques.
En 2004, 19 000 signalements d’enfants maltraités
ont été recensés par l’ODAS (Observatoire
Départemental de l’Action Sociale Décentralisée) – 1000
victimes signalées de plus qu’en 2003. Ce chiffre
compte uniquement les cas d’enfants qui ont été recensés
par les services départementaux. Il est malheureusement
très inférieur à la réalité car
il ne recense pas les signalements auprès des autorités
judiciaires.
«Coups, brûlures, morsures, griffures, fractures, enfermements… ces
violences sont encore le lot quotidien de plusieurs milliers d’enfants
en France. Aujourd’hui, dans notre pays, 3 à 6 enfants meurent
chaque semaine des suites de maltraitances graves *. L’association Enfance
et Partage lutte contre ce fléau en menant des actions à tous
les niveaux : prévention auprès des enfants et des professionnels
de l’enfance, actions auprès de la justice en se constituant partie
civile et soutien psychologique des victimes et de leur famille.» (Propos
de Maître Monique Sultan).
* rapport annuel 2004 de la Défenseur des Enfants.
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