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Affaire Marina Sabatier

Affaire Marina Sabatier

 

Innocence en Danger et Enfance et Partage

intentent une action judiciaire contre l’Etat pour faute lourde

et soutiennent une marche blanche à la mémoire de Marina

 

Paris, 26 octobre 2012

"Nul ne peut accepter que chaque jour, en France, deux enfants meurent des suites de maltraitances"

Le 26 juin 2012, la cours d’assises de la Sarthe condamnait les parents de Marina Sabatier à une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour des faits d’actes de torture et de barbarie ayant causé la mort de leur fille alors âgée de huit ans.

Ce procès, lors duquel les associations Innocence en Danger et Enfance et Partage sont intervenues en qualité de parties civiles, a révélé les dysfonctionnements des services de protection de l’enfance, la lourdeur des procédures et l’absence de réactivité des services sociaux face aux situations d’urgence.

Quels ont été les silencieux complices de ce drame ? Dans cette affaire, les témoins sont nombreux, mais peu ont agi lors du procès, près d’une cinquantaine de témoins ont été entendus : entourage familial, gendarmes, corps éducatif, enseignants... Mais alors, pourquoi nombre d’entre eux n’ont-ils rien dit à l’époque ? Pourquoi les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), ont-ils soutenu que le dossier ne présentait aucune urgence ? Comment l’affaire a-t-elle pu être classée sans suite ?

Les deux associations viennent de saisir la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale afin qu’une mission d’information relative aux dispositifs de prévention, d’alerte et de suivi de l’enfance maltraitée soit initiée. Seule une réflexion globale avec la participation de l’ensemble des acteurs de la protection de l’enfance (Conseils généraux, écoles, hôpitaux, associations) permettra un travail de fond sur la mise en oeuvre de la loi du 5 mars 2007. Car nul ne peut accepter que chaque jour, en France, deux enfants meurent des suites de maltraitances.

Les associations Innocence en Danger et Enfance et Partage engagent par voie d’assignation civile, une action en responsabilité contre l’Etat pour faute lourde en raison du fonctionnement défectueux de la justice  : à la suite d’un "signalement", le Parquet du Mans avait pris une décision de "classement sans suite" sur la base d’une enquête préliminaire carencée.

Par ailleurs, en sa mémoire, et afin qu’il y ait un "avant" et un "après" Marina Sabatier, les associations Innocence en Danger et Enfance et Partage soutiennent activement la marche blanche qui se tiendra le 18 novembre à Paris. Face à l’intense émotion suscitée par l’horreur subie par cette petite fille, un grand nombre d’hommes et de femmes, de tous ages et de tous horizons, s’est mobilisé pour exprimer leur refus d’un système dans lequel les enfants ne sont pas protégés.

 

 

 

 
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